samedi 8 mai 2010

Nom de code : Pink

Avez-vous eu vent du buzz concernant le projet Pink de Microsoft ?

Il s’agit d’un nom de code couleur concernant deux téléphones portables. Deux mobiles « connectés » aux résaux sociaux selon les dires de Microsoft. L’objectif ? Se tailler une part du marché du segment « jeune ».


Microsoft aurait interrogé des milliers de jeunes afin de connaitre leurs usages du téléphone portable. Une étude de marché donnant naissance à Kin One et Kin Two.


Microsoft s’est allié à la marque Sharp pour la réalisation des deux mobiles. Sharp est connu notamment pour son implication dans le mobile à succès SideKick, best-seller chez les jeunes aux Etats-Unis, et surtout relayé par la série à succès Gossip Girl.


Cibler exclusivement les jeunes au travers d’un produit téléphonique est pour le moins étonnant de la part de Microsoft. L’entreprise a par le passé concentré ses forces sur le marché des PDA/Smartphones. Des produits à l’origine destinés aux hommes d’affaires.

Ce n’est que récemment que Microsoft tente une percée vers un public plus jeune. La console X-Box en est la parfaite illustration mais sur un nouveau marché. De plus, Microsoft opte pour des publicités de placement pour mieux positionner ses produits. C'est le cas de son moteur de recherche Bing dans des séries populaires aux Etats-Unis comme Vampire Diaries. Cela a pour effet de « rajeunir » la marque. Objectif de Microsoft ? Créer un engouement autour de la marque.



Récemment, Microsoft a dû revoir la publicité de son nouveau bébé Kin. En effet, celle-ci affichait un jeune garçon se photographiant le torse au cours d’une soirée. Cette pratique pouvait être assimilée au sexting (pratique consistant à s’échanger des SMS ou MMS à caractères sexuels). Le buzz a donc changé d’angle et porte aujourd’hui sur l’interdiction liée au sexting. Le produit passe en deuxième plan. Etait-ce voulu de la part de Microsoft ?

Si c’est le cas, Microsoft pourrait entacher son image de "sage" dans le monde de l'électronique.

Alors, tout beau tout rose le projet pink ? 

vendredi 30 avril 2010

Google « Ne soyez pas malveillant »

En seulement 12 ans, Google s’est hissé parmi les plus grandes entreprises mondiales en générant un chiffre d’affaires de plus 20 milliards de dollars. The American Dream en somme.

L’entreprise poursuit une stratégie de croissance externe, visant de la petite entreprise à la multinationale. L’entreprise est incontournable et donne naissance à l’expression : « Google it. » Google n’est plus challenger mais leader.

Afin d’assurer cette suprématie, Google s’installe en Chine et espère imposer son moteur de recherche. Mais pour cela, le gouvernement chinois lui impose certaines conditions dont celle de « brider l’information ». Un choix difficile mais accepté par Google.

Après quelques années de présence en Chine, Google table sur un chiffre d’affaires d’environ 500 millions de dollars sur le marché local, soit 2% de son chiffre d’affaires total. Un résultat loin d’être exceptionnel face à son concurrent chinois Baidu. Ce dernier capte la majorité du marché de l’empire du milieu. La raison des "piètres" résultats de Google en Chine porte un nom: le gouvernement chinois. 

De nombreux spécialistes soulignent l’hostilité du gouvernement chinois envers les groupes occidentaux. De nombreuses attaques  informatiques sont organisées afin de s’approprier des secrets de grands groupes. En Chine, seul le gouvernement détient le monopole du secret.

Après les récentes attaques de pirates en informatique attribuées au gouvernement chinois, Google annonce son intention de quitter la Chine. Le gouvernement américain s'en mêle afin de protéger ses intérêts. Google quitte la Chine pour Hong Kong qui bénéficie d'un statut particulier en raison de son histoire. Google défie la Chine. 

En plus des déboires de Google avec la Chine, la situation croissante de monopole et les questions de vie privée inquiètent de plus en plus. De petites histoires naissent des scandales. Ces dernières semaines, Street View est malmené par des personnes photographiées à leur insu. Certaines « Google Mobile » sont vandalisées et interdites d’accès dans certains quartiers. Les trop nombreuses applications Google font craindre l’arrivée d’un Big Brother. Google est vu comme « malveillant ».

Google change de stratégie. Se sachant parmi les « grands », il doit retrouver l’image d’un « outsider », d’un rebelle seul contre tous afin d’attirer de nouveaux talents. Il se voit investi d’une nouvelle mission : « décensurer le Web ».

Google n’hésite pas à provoquer la Chine en débridant son moteur de recherche pendant quelques jours. Il fait l’éloge de l’Open Source et signe un chèque à la fondation Wikipedia pour encourager la gratuité. Plus récemment, il a publié une liste de pays censurant la toile. Pour simplifier, Google adopte sa version de la « désobéissance civile ».

Il est intéressant de constater que Google s'est donné comme mission « d'organiser l'information à l'échelle mondiale et de la rendre universellement accessible et utile » alors qu’il a accepté la censure en Chine. Peut-être cherchait-il une excuse afin de quitter le marché qu’il n’a jamais véritablement conquis ? Ou peut-être surf-t-il sur la vague de «l’antihéros» ?  

Toujours est-il que l’entreprise séduit. L’entreprise caracole en tête du sondage des entreprises préférées des jeunes diplômés et se permet de débaucher les meilleurs ingénieurs de Microsoft. Un symbole.

En guise de conclusion, j’aimerai faire référence à la « publicité de placement » de Google dans le film : Babylon A.D. Pour information, le film décrivait un futur apocalyptique. Au début du film, il est possible d'apercevoir la chaine de télévision Google TV. Cette publicité était destinée à promouvoir les prochaines trouvailles de l’entreprise. Cependant, selon moi, elle n’a pas eu les effets escomptés. Elle a au contraire posé de nombreuses questions sur le monopole et l’accès à l’information dans un contexte particulièrement inquiétant. 
Ainsi, il s’agit d’une maladresse de promouvoir leur marque dans un film ayant une vision obscure de l’avenir. 

lundi 26 avril 2010

Auriez-vous trouvé mon Iphone 4G?

« Bizarre? Vous avez dit bizarre? Comme c'est bizarre » tel est le constat face à l’affaire de l’Iphone 4G.

C’est « l’incroyable histoire » de Gray Powell, jeune ingénieur chez Apple qui oublie un prototype du prochain Iphone 4G dans un bar. L’Iphone a été retrouvé et aurait été vendu au site Gizmodo au prix de $5.000.

Résumons l’histoire sous un autre angle.

Apple, entreprise secrète et experte en marketing viral laisse sortir de ses laboratoires son futur « best seller » aux mains d’un jeune ingénieur de 27 ans quelques mois avant le lancement du produit. Excusez du peu.

Serait-il possible qu’il s’agisse d’une intox destinée à détourner la concurrence du véritable Iphone 4G ? L’avenir nous le dira. En attendant, le scepticisme est de rigueur. 

Steve Wozniak, le cofondateur d’Apple résume à sa façon cette situation quelque peu originale.

vendredi 23 avril 2010

Apple & Ipad

Le leitmotiv d’Apple ? « Le beau se vend mieux que le laid ».

Apple est aujourd’hui connu et reconnu grâce à ses produits high-tech au design épuré dans un packaging s’inspirant des marques de joaillerie. Le produit s’apparente donc à un bijou que l’on aime exhiber. Le beau fait rêver.

La firme à la pomme produit du rêve en éveillant les sens du consommateur et révolutionne l’expérience produit/utilisateur : « user experience ». De plus, un marketing viral de la rumeur est savamment orchestré permettant d’économiser des millions de dollars en communication. Nombreux sont les articles de presse relatant les prochaines trouvailles de la firme. Apple ne vend plus. Nous vendons pour Apple.

L’entreprise attire par ses produits et par son business model. L’entreprise est classée parmi les 50 entreprises préférées des jeunes diplômés établi par l’institut Trendrence. Des fans pour faire rêver d’autres fans.

Après les succès des gammes IPHONE et IPOD, le nouveau né IPAD se serait écoulé à 450 000 exemplaires selon l’emblématique PDG de la firme. Les analystes révisent leurs prévisions à la hausse et certains tablent sur plus de 2 millions d’exemplaires vendus d'ici la fin de l'exercice fiscal d'Apple. L’Ipad devient un objet de toutes les convoitises faisant passer Archos pourtant précurseur en matière de tablette tactile pour ringard.

Cependant, malgré un lancement réussi, l’IPAD connait certaines difficultés sur le marché israélien et… américain.

Les autorités israéliennes ont interdit toute importation d’IPAD par mesure de précaution pour s’assurer que la tablette tactile ne perturbe pas les fréquences WIFI en service. D’après des experts, les normes WIFI américaines varient par rapport à celles en vigueurs en Israël et en Europe. De plus, la sortie française de l’IPAD a été retardée en raison d’un trop grand succès Outre-Atlantique. Apple explique avoir sous-estimé le marché américain.

Apple donne la priorité à son marché principal pour contrôler le lancement de son nouveau produit phare. Un marketing de la pénurie est aujourd’hui en cours afin de rarifier le produit. Un produit rare a plus de valeur. Une chance pour l’entreprise qui en profitera sûrement pour corriger les normes de ses produits avant de s’attaquer au marché européen.

Aux Etats-Unis, l’IPAD connait certains déboires dans de prestigieuses universités. Cornell et Princeton ont reconnu que l’IPAD provoquait des perturbations sur leur réseau. Un incident bénin si d'autres universités ne s'en mêlent pas.

Les récents couacs restent marginaux. Apple conserve la confiance de ses investisseurs. D'ailleurs, la capitalisation boursière d'Apple vient de dépasser celle de Microsoft. Un symbole.

Après un premier lancement réussi, Apple semble en bonne voie pour relever le défi de conquête du marché des tablettes tactiles.

jeudi 22 avril 2010

Un nouvel entrant dans la blogosphère!

Bonjour et bienvenue sur mon blog!
Celui-ci sera consacré à l'actualité technologique.
N'hésitez pas à me faire part de vos impressions.


Bien à vous.


RH